Cet article examine la « propriété d’équilibre » dans les modèles statistiques utilisés pour la tarification en assurance, selon laquelle le montant total des primes estimées doit correspondre au montant total des sinistres observés dans l’échantillon. Il compare trois méthodes permettant de rétablir cette propriété lorsque les modèles GLM à liens non canoniques ne la respectent pas. L’auteur montre que l’estimation sous contrainte (SC) offre de meilleures performances asymptotiques que les approches de quasi-vraisemblance (QMLE) et de post-traitement simple (SPP). L’étude établit également un lien entre cette propriété d’équilibre et les mécanismes de partage des risques ex post.
Cet article décrit un projet pilote visant à transformer les données d'indemnisation non structurées, comme les notes médicales et les rapports d'experts, en variables actuarielles exploitables grâce aux grands modèles de langage (LLM). La méthodologie repose sur une architecture à deux étapes qui extrait d'abord des informations précises de documents isolés avant de les synthétiser à l'échelle du dossier complet. En utilisant des données synthétiques pour l'entraînement et une validation par des experts cliniques, l'étude démontre une précision d'extraction élevée. L'intégration de ces nouvelles variables dans les méthodes de provisionnement traditionnelles a permis de réduire l'erreur d'estimation des réserves de 6,5 % à 4,0 %. Ce cadre offre ainsi aux actuaires une solution systématique et reproductible pour valoriser des informations narratives jusqu'alors sous-exploitées. Finalement, l'approche favorise une meilleure gestion des risques et une tarification plus précise tout en respectant les exigences réglementaires de transparence.
Le rapport souligne une détente tarifaire historique, marquée par une baisse spectaculaire des primes et des franchises, particulièrement pour les grandes entreprises. Parallèlement, le secteur observe une hausse inquiétante de la sinistralité, touchant principalement les entreprises de taille intermédiaire (ETI) dont les coûts d'indemnisation ont quadruplé.