L’article examine comment l’expertise des dirigeants influence la divulgation volontaire des incidents de cybersécurité affectant les systèmes d’information comptable (SIC). S’appuyant sur la théorie des échelons supérieurs et la théorie de la divulgation volontaire, il analyse des données d’entreprises américaines de 2017 à 2022. Les résultats indiquent que l’expertise en technologies de l’information chez les membres du comité d’audit et les PDG est associée à une divulgation accrue, reflétant une approche axée sur la transparence. En revanche, l’expertise financière est liée à une divulgation moindre, en raison de préoccupations liées aux risques juridiques et concurrentiels. D’autres facteurs, comme les mandats externes et l’ancienneté du PDG, sont positivement associés à la divulgation, surtout dans les secteurs non réglementés.
Cet article examine les défaillances systémiques de la gestion des risques moderne, souvent trop dépendante de modèles mathématiques mal compris par les dirigeants. L'auteur propose de redéfinir le risque non plus comme une probabilité, mais comme une chaîne d'erreurs humaines et opérationnelles menaçant les objectifs stratégiques. En s'appuyant sur des crises historiques comme celle de Lehman Brothers ou la tragédie du submersible Titan, il souligne l'importance de surveiller les expositions massives aux actifs réels et financiers. La gestion active doit ainsi privilégier la correction des erreurs de jugement avant que les risques ne se manifestent concrètement. Enfin, l'ouvrage suggère cinq méthodes pratiques, telles que la diversification et le transfert de risque, pour protéger la pérennité des entreprises. Cette approche se veut plus accessible et efficace face à la volatilité croissante de l'économie mondiale.
L'étude du FMI soutient que les vulnérabilités en cybersécurité et la fraude numérique sont étroitement liées dans les services financiers. En s’appuyant sur des données publiques, il constate que les incidents cyber dans le secteur financier ont représenté environ 10 % des événements mondiaux au cours de la dernière décennie, principalement dans la banque et les valeurs mobilières. Il indique que la fraude facilitée par le numérique a presque triplé mais reste sous-déclarée en raison de lacunes dans les données. Les virements et cartes dominent les escroqueries, avec une hausse des cas liés aux cryptoactifs. L’article souligne des impacts variables selon le niveau de développement et mentionne des mesures réglementaires visant à renforcer la confiance.