Le rapport de l’EBA (juin 2026) considère désormais l’IA comme un risque systémique pour le secteur bancaire. Les modèles avancés accélèrent la découverte et l’exploitation de vulnérabilités, réduisant fortement les délais de réaction face aux cyberattaques. L’IA amplifie aussi les risques de fraude, de biais algorithmiques, d’atteinte à l’intégrité des données et d’incertitude réglementaire. L’EBA souligne deux vulnérabilités majeures : l’écart technologique entre institutions et la dépendance croissante à quelques fournisseurs TIC externes. Elle recommande d’intégrer pleinement le risque IA dans la résilience opérationnelle (DORA), de renforcer la gouvernance, les tests de sécurité automatisés et les capacités de reprise rapide.
En 2025, l'EBA a opéré un pivot stratégique de la réglementation vers la supervision directe liée au règlement DORA, soutenu par une simplification de son cadre pour optimiser ses ressources.
Les avancées majeures incluent la finalisation du cadre normatif et la désignation de 19 prestataires tiers critiques (CTPP), déclenchant une surveillance active pour réduire les dépendances hors UE. Face à la numérisation et aux cybermenaces, l'EBA a renforcé la gestion des incidents et intégré les risques opérationnels dans ses tests de résistance. Pour 2026, les priorités visent la réduction de la charge de reporting et l'harmonisation de la supervision.
Le rapport annuel 2025 de l’EIOPA présente les principales actions menées pour renforcer la résilience opérationnelle numérique du secteur financier européen dans le cadre du règlement DORA. En 2025, EIOPA, en coopération avec les autres ESAs, a finalisé la mise en place du cadre de supervision des prestataires tiers critiques de services TIC (CTPP). Les travaux ont porté sur la création des structures de gouvernance, des équipes conjointes de supervision, des méthodologies d’évaluation, des procédures opérationnelles et des outils informatiques nécessaires à l’exercice de cette surveillance. Dix-neuf prestataires critiques ont été désignés et les premières activités de supervision ont été engagées. Le rapport souligne également le renforcement de la coordination européenne en matière de gestion des cyberincidents et l’intégration de la résilience numérique parmi les priorités de supervision pour les années à venir.