Cet article analyse la montée alarmante de la fraude bancaire numérique aux États-Unis et propose un cadre stratégique pour renforcer la résilience financière. L'auteur préconise une approche intégrée combinant des systèmes d'information avancés, une gestion globale des risques et une gouvernance organisationnelle stricte.
Ce baromètre inaugural, publié par l'AMRAE en 2025, analyse comment les entreprises appréhendent les tensions géopolitiques croissantes dans un monde de plus en plus instable. Bien que 92 % des instances de gouvernance discutent désormais de ces enjeux, l'étude révèle un décalage persistant entre la reconnaissance du risque et les moyens financiers ou humains réellement alloués. Les responsables de risques jouent un rôle pivot, passant d'une posture réactive à une stratégie d'anticipation pour protéger des chaînes d'approvisionnement mondialisées et complexes.
Cet article étudie la synthèse des Rendez-vous S.M.A.R.T. 2025, un sommet organisé à Bruxelles par France Assureurs pour traiter de la résilience et de la souveraineté européenne. À travers des discours de dirigeants et des tables rondes d'experts, les sources soulignent le rôle crucial du secteur de l'assurance comme moteur d'investissement pour la compétitivité du continent. Les débats abordent des défis majeurs tels que le changement climatique, les menaces cybersécurité et l'instabilité géopolitique actuelle. L'objectif global est de mobiliser l'épargne européenne et de simplifier les normes pour renforcer l'autonomie stratégique de l'Union. Enfin, l'événement met en avant l'innovation et l'engagement de la jeunesse pour bâtir une protection durable des citoyens et des entreprises.
Cet article examine les failles structurelles de DORA, soulignant que le cadre actuel décourage la transparence sur les erreurs de gouvernance. L’auteur propose une nouvelle architecture à trois niveaux qui sépare distinctement la fonction d’apprentissage collectif de celle de la sanction réglementaire.
L’EIOPA a publié un document de consultation ciblant l'usage des techniques d'atténuation du risque en réassurance proportionnelle. L’enjeu central est la commensurabilité : l'adéquation entre la réduction du capital requis (SCR) et le transfert de risque réel.
L'autorité s'inquiète des clauses contractuelles (limites de perte, corridors, commissions variables) qui introduisent une non-linéarité. Ces mécanismes peuvent neutraliser le transfert de risque en queue de distribution (99,5 %), créant un risque de base matériel non capturé par la Formule Standard de Solvabilité II.
Les assureurs doivent désormais :
Évaluer l'efficacité du transfert via la fonction actuarielle et l'ORSA.
Utiliser des tests quantitatifs, comme l'indicateur Expected Reinsurance Deficit (ERD).
Ajuster la mesure du volume si les commissions masquent une rétention du risque de dépenses.
Les parties prenantes ont jusqu'au 17 juillet 2026 pour répondre à cette consultation.
L'EIOPA sollicite les contributions des parties prenantes sur une proposition visant à raccourcir 13 ensembles de lignes directrices dans le cadre d'une rationalisation supplémentaire du cadre révisé Solvabilité II. Les révisions s'inscrivent dans l'approche annoncée par EIOPA en matière de simplification réglementaire et de réduction de la charge, y compris une réduction proposée d'au moins 25 % du nombre de lignes directrices individuelles. La consultation vise à clarifier les rôles, simplifier les processus et favoriser un recours accru à la proportionnalité et aux exemptions, sans réduire les attentes en matière de supervision. Les parties prenantes sont invitées à répondre via des enquêtes en ligne.
Cet article analyse la résilience des marchés financiers face aux tensions géopolitiques mondiales actuelles, telles que les conflits armés, les cyberattaques et l'intelligence artificielle. L'auteur souligne un paradoxe frappant : malgré une instabilité politique croissante et l'usage fréquent de sanctions, l'économie mondiale et les bourses maintiennent une croissance solide.
Cette étude de recherche de la Banque centrale des Pays-Bas propose un cadre d'analyse top-down pour évaluer l'impact des chocs environnementaux sur la stabilité financière. Les auteurs s'appuient sur le modèle de Merton pour traduire la dégradation de la nature, particulièrement le manque d'eau, en une hausse de la probabilité de défaut des entreprises. L'étude lie ainsi les composantes biophysiques, macroéconomiques et financières en quantifiant la vulnérabilité des actifs selon leur secteur et leur géographie. Les résultats démontrent qu'une perte de production de 10 % dans l'UE entraînerait une érosion significative des ratios de fonds propres des banques et de la solvabilité des assureurs. Enfin, le rapport explore l'extension de cette méthode aux risques croisés du climat et de la biodiversité pour une gestion prudencielle plus globale.
Cette étude remet en question l'idée reçue selon laquelle les entreprises apprennent automatiquement de leurs échecs numériques, en démontrant que les incidents de cybersécurité n'améliorent pas la compréhension des risques au niveau du conseil d'administration. Les auteurs soulignent que l'exposition directe à des crises techniques reste souvent inefficace, car ces événements sont rares, opaques et filtrés par des experts.
La publication par l’EBA du document de consultation EBA/CP/2026/07 marque un tournant décisif : le passage d'un reporting ESG exploratoire à un cadre permanent et rigoureux intégré au pilier prudentiel CRR3. Ce nouveau dispositif uniformise la collecte de données pour la supervision, tout en rationalisant les indicateurs hérités des collectes ad-hoc.
L’architecture repose sur un principe de proportionnalité à trois niveaux (complet, simplifié, réduit), permettant d'alléger la charge des petites institutions (SNCI) via un template unique, tout en imposant une granularité accrue aux grandes banques. Le template pivot D 01.00 aligne désormais le reporting sur les exigences des stress tests européens, intégrant des paramètres de crédit précis et une décomposition sectorielle NACE étendue.
L’innovation majeure réside dans l'élargissement du périmètre : l’introduction d’un module sur les risques environnementaux hors-climat (biodiversité, pollution) et le remplacement du "Top 20" par un suivi de la concentration au niveau de l'obligataire. Parallèlement, l'évaluation du risque physique s'automatise via l'intersection entre géolocalisation et cartes d'aléas, corrélant directement l'exposition climatique aux métriques de risque (PD, LGD).
À terme, cette réforme ambitionne une convergence avec le reporting FINREP et le Pilier 3. L'enjeu final demeure l'intégration des RWA (actifs pondérés par le risque) dans ce cadre, étape indispensable pour calibrer d'éventuels coussins de fonds propres systémiques liés au climat.