Un document d'analyse, publié conjointement par le Mécanisme européen de stabilité (MES) et l'Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (EIOPA), propose une stratégie commune pour remédier au manque de couverture assurantielle face aux catastrophes naturelles. Les sources expliquent qu'un mécanisme de partage des risques à l'échelle européenne permettrait de réduire l'exposition financière des États et des citoyens grâce à une diversification géographique et sectorielle accrue. Le dispositif suggéré repose sur la création d'un pool d'assurance mutuel soutenu par un dispositif de soutien financier (backstop) sous forme de prêts publics à taux avantageux. Cette structure hybride vise à accroître la capacité de souscription du secteur privé tout en garantissant la stabilité financière face aux événements climatiques extrêmes. Enfin, l'étude démontre que cette approche pourrait réduire considérablement le besoin en capital des assureurs et favoriser des primes plus abordables pour les assurés.
La réponse d'Insurance Europe à la consultation de la Commission européenne visant à simplifier les règles de fiscalité directe propose des ajustements techniques pour plusieurs directives clés, notamment sur les sociétés mères et filiales et les fusions, afin d'accroître la sécurité juridique et de réduire les lourdeurs administratives. Elle préconise également une meilleure cohérence entre les dispositifs existants, tels que la directive ATAD ou DAC 6, et le nouveau cadre du Pilier Deux sur l'imposition minimale mondiale. Un point spécifique concerne l'égalité de traitement pour les institutions de retraite professionnelle sous le régime Solvabilité II dans le cadre de la directive FASTER. En somme, ces recommandations visent à instaurer un environnement fiscal plus compétitif et harmonisé pour les assureurs opérant dans l'Union européenne.
Ce document de l'EIOPA définit les spécifications techniques permettant d'identifier les entreprises et groupes d'assurance de petite taille et non complexes (SNCU/SNCG). Il instaure un cadre de proportionnalité visant à adapter les exigences réglementaires de Solvabilité II selon la nature et l'ampleur des risques. Pour bénéficier de ce statut simplifié, les entités doivent satisfaire des critères qualitatifs, comme l'absence de modèles internes, et des critères quantitatifs liés au volume d'activité. L'évaluation repose sur neuf indicateurs de risque précis, incluant notamment le risque de taux d'intérêt, le ratio combiné et les activités transfrontalières. Ces mesures visent à garantir une convergence de la supervision européenne tout en allégeant la charge administrative des acteurs les moins risqués.
L’article examine comment l’expertise des dirigeants influence la divulgation volontaire des incidents de cybersécurité affectant les systèmes d’information comptable (SIC). S’appuyant sur la théorie des échelons supérieurs et la théorie de la divulgation volontaire, il analyse des données d’entreprises américaines de 2017 à 2022. Les résultats indiquent que l’expertise en technologies de l’information chez les membres du comité d’audit et les PDG est associée à une divulgation accrue, reflétant une approche axée sur la transparence. En revanche, l’expertise financière est liée à une divulgation moindre, en raison de préoccupations liées aux risques juridiques et concurrentiels. D’autres facteurs, comme les mandats externes et l’ancienneté du PDG, sont positivement associés à la divulgation, surtout dans les secteurs non réglementés.
Cet article examine les défaillances systémiques de la gestion des risques moderne, souvent trop dépendante de modèles mathématiques mal compris par les dirigeants. L'auteur propose de redéfinir le risque non plus comme une probabilité, mais comme une chaîne d'erreurs humaines et opérationnelles menaçant les objectifs stratégiques. En s'appuyant sur des crises historiques comme celle de Lehman Brothers ou la tragédie du submersible Titan, il souligne l'importance de surveiller les expositions massives aux actifs réels et financiers. La gestion active doit ainsi privilégier la correction des erreurs de jugement avant que les risques ne se manifestent concrètement. Enfin, l'ouvrage suggère cinq méthodes pratiques, telles que la diversification et le transfert de risque, pour protéger la pérennité des entreprises. Cette approche se veut plus accessible et efficace face à la volatilité croissante de l'économie mondiale.
L'étude du FMI soutient que les vulnérabilités en cybersécurité et la fraude numérique sont étroitement liées dans les services financiers. En s’appuyant sur des données publiques, il constate que les incidents cyber dans le secteur financier ont représenté environ 10 % des événements mondiaux au cours de la dernière décennie, principalement dans la banque et les valeurs mobilières. Il indique que la fraude facilitée par le numérique a presque triplé mais reste sous-déclarée en raison de lacunes dans les données. Les virements et cartes dominent les escroqueries, avec une hausse des cas liés aux cryptoactifs. L’article souligne des impacts variables selon le niveau de développement et mentionne des mesures réglementaires visant à renforcer la confiance.
This article argues that the United States experiences the highest per-capita flood losses among industrialized nations and attributes this to federal flood risk governance that has resisted adaptive reforms seen elsewhere. It presents a multi-criteria framework to assess governance quality and compares the National Flood Insurance Program with systems in other countries. Based on qualitative analysis of legal and policy documents, the study assigns a low adaptive governance score (1.9/5). It identifies key institutional barriers and highlights missing policy revision cycles and long-term planning. The paper proposes reform principles and situates findings within debates on climate resilience and governance.
This paper analyzes UK home insurance data (2009–2024) to examine how premiums and coverage adjust to flood risk. It reports that properties experiencing a nearby flood are significantly more likely to have flood coverage excluded the following year. The study finds that, before a government–industry risk-sharing scheme, higher-risk properties faced higher premiums and substantially greater exclusion rates than lower-risk ones. After the scheme’s introduction, premium differences decreased, but higher-risk properties continued to experience notably higher rates of flood coverage exclusion.
Ce jeu de données publié par la DREES présente les montants de cotisations et de prestations des organismes privés d’assurance (mutuelles, sociétés d’assurance, institutions de prévoyance) pour la couverture des risques sociaux : santé, prévoyance et retraite. Il s’appuie notamment sur les données de l’ACPR et des enquêtes de la DREES. Disponible depuis 2011 et enrichi à partir de 2021, il détaille les flux financiers par type d’organisme, de contrat et de risque. Il met en évidence le poids des risques sociaux, qui représentent environ un tiers de l’activité assurantielle, dominée par la santé.
This research paper by Dr. Ana Zavgorodnia argues that cybersecurity spending should be managed through the same capital allocation discipline used in other major business domains. Although tools for quantifying risk exist, many boards currently approve security budgets based on compliance or technical narratives rather than financial materiality. To bridge this gap, the author introduces a framework featuring Exposure-Adjusted Estimation to identify risk concentrations and a Risk Efficiency Ratio to prioritize investments based on their marginal return. The model also categorizes spending into four functional domains to help leadership maintain a balanced security portfolio. By aligning with 2023 SEC disclosure rules, this approach transforms the CISO’s role into one focused on economics and risk-adjusted decision-making. Overall, the text provides a structured mechanism for boards to exercise substantive oversight by treating cyber defense as a strategic financial priority.