Cet article examine les défaillances systémiques de la gestion des risques moderne, souvent trop dépendante de modèles mathématiques mal compris par les dirigeants. L'auteur propose de redéfinir le risque non plus comme une probabilité, mais comme une chaîne d'erreurs humaines et opérationnelles menaçant les objectifs stratégiques. En s'appuyant sur des crises historiques comme celle de Lehman Brothers ou la tragédie du submersible Titan, il souligne l'importance de surveiller les expositions massives aux actifs réels et financiers. La gestion active doit ainsi privilégier la correction des erreurs de jugement avant que les risques ne se manifestent concrètement. Enfin, l'ouvrage suggère cinq méthodes pratiques, telles que la diversification et le transfert de risque, pour protéger la pérennité des entreprises. Cette approche se veut plus accessible et efficace face à la volatilité croissante de l'économie mondiale.
L'étude du FMI soutient que les vulnérabilités en cybersécurité et la fraude numérique sont étroitement liées dans les services financiers. En s’appuyant sur des données publiques, il constate que les incidents cyber dans le secteur financier ont représenté environ 10 % des événements mondiaux au cours de la dernière décennie, principalement dans la banque et les valeurs mobilières. Il indique que la fraude facilitée par le numérique a presque triplé mais reste sous-déclarée en raison de lacunes dans les données. Les virements et cartes dominent les escroqueries, avec une hausse des cas liés aux cryptoactifs. L’article souligne des impacts variables selon le niveau de développement et mentionne des mesures réglementaires visant à renforcer la confiance.
This article argues that the United States experiences the highest per-capita flood losses among industrialized nations and attributes this to federal flood risk governance that has resisted adaptive reforms seen elsewhere. It presents a multi-criteria framework to assess governance quality and compares the National Flood Insurance Program with systems in other countries. Based on qualitative analysis of legal and policy documents, the study assigns a low adaptive governance score (1.9/5). It identifies key institutional barriers and highlights missing policy revision cycles and long-term planning. The paper proposes reform principles and situates findings within debates on climate resilience and governance.
This paper analyzes UK home insurance data (2009–2024) to examine how premiums and coverage adjust to flood risk. It reports that properties experiencing a nearby flood are significantly more likely to have flood coverage excluded the following year. The study finds that, before a government–industry risk-sharing scheme, higher-risk properties faced higher premiums and substantially greater exclusion rates than lower-risk ones. After the scheme’s introduction, premium differences decreased, but higher-risk properties continued to experience notably higher rates of flood coverage exclusion.
Ce jeu de données publié par la DREES présente les montants de cotisations et de prestations des organismes privés d’assurance (mutuelles, sociétés d’assurance, institutions de prévoyance) pour la couverture des risques sociaux : santé, prévoyance et retraite. Il s’appuie notamment sur les données de l’ACPR et des enquêtes de la DREES. Disponible depuis 2011 et enrichi à partir de 2021, il détaille les flux financiers par type d’organisme, de contrat et de risque. Il met en évidence le poids des risques sociaux, qui représentent environ un tiers de l’activité assurantielle, dominée par la santé.
This research paper by Dr. Ana Zavgorodnia argues that cybersecurity spending should be managed through the same capital allocation discipline used in other major business domains. Although tools for quantifying risk exist, many boards currently approve security budgets based on compliance or technical narratives rather than financial materiality. To bridge this gap, the author introduces a framework featuring Exposure-Adjusted Estimation to identify risk concentrations and a Risk Efficiency Ratio to prioritize investments based on their marginal return. The model also categorizes spending into four functional domains to help leadership maintain a balanced security portfolio. By aligning with 2023 SEC disclosure rules, this approach transforms the CISO’s role into one focused on economics and risk-adjusted decision-making. Overall, the text provides a structured mechanism for boards to exercise substantive oversight by treating cyber defense as a strategic financial priority.
Ce rapport d'activité présente le bilan de la CCR (Caisse Centrale de Réassurance) pour l'année 2025, marquant ses 80 ans d'existence au service de l'intérêt général. En tant que réassureur public français, l'organisme consolide sa trajectoire financière grâce à une revalorisation de la surprime Cat Nat, tout en gérant les sinistres climatiques comme le cyclone Garance. Le document souligne une orientation stratégique majeure vers la prévention des risques extrêmes et l'accompagnement des territoires face aux menaces environnementales et cyber. À travers des entretiens et des indicateurs clés, la direction réaffirme l'efficacité du partenariat public-privé pour garantir l'assurabilité durable malgré l'intensification des catastrophes naturelles. Enfin, l'expertise de la CCR s'illustre par ses activités de conseil aux pouvoirs publics et ses investissements ciblés dans la résilience climatique.
Face à l’augmentation des risques (climatiques, technologiques, démographiques), le secteur doit évoluer d’une logique d’indemnisation vers une approche de prévention et de gestion globale des risques. Il insiste sur la nécessité d’anticiper, d’innover et de coopérer avec l’ensemble des acteurs pour maintenir l’assurabilité. L’assurance est ainsi appelée à contribuer davantage à la résilience économique et sociale, tout en intégrant les enjeux environnementaux et sociétaux dans ses pratiques.
EIOPA submitted draft amendments to two Implementing Technical Standards under Solvency II to the European Commission. The proposals incorporate changes from the Solvency II review and aim to reduce the reporting burden by at least 25% across sectors .The amendments include reducing the frequency of certain templates, deleting some annual templates, greater use of proportionality, and technical simplifications. EIOPA states these would lower quarterly templates by 26% for solo undertakings, annual templates by 30%, and data points by 22%, with higher reductions for small and non-complex undertakings.
EIOPA expresses the view that the changes would provide meaningful benefits without jeopardizing policyholder protection or financial stability. The new requirements are set to apply from 30 January 2027, with a transitional provision for 2026 annual reporting.
The European Supervisory Authorities (ESAs) identify ongoing geopolitical tensions—particularly conflicts affecting energy markets—as key risks, potentially driving inflation, weaker growth, and financial market volatility. It states that high valuations and rising interest rates may increase liquidity and asset-quality risks. The update also highlights vulnerabilities in private finance due to limited transparency, complex interconnections, and shifting investor sentiment. Despite these concerns, it describes the EU financial sector as broadly resilient, with strong capital and liquidity positions. Authorities are said to urge continued vigilance, risk monitoring, and prudent management of exposures, especially regarding geopolitical developments and private markets.